Gris camlive

18-Feb-2020 06:18

Les naufragés vont-ils être jetés à la mer avant même d'avoir été repérés par le navire au loin ? A la Restauration, en 1816, l'Angleterre rend à la France le Sénégal. On y envoie un nouveau gouverneur, sa famille, des fonctionnaires, des soldats, du matériel et des finances. On construit un radeau de fortune qu'on surnommera la "machine", avec les planches et les mâts de la Méduse. Sur le radeau de 20 x 7 mètres s'entassent 152 hommes, essentiellement des soldats, des marins, des ouvriers. Un équipage de soudards, d'anciens déserteurs et de bagnards. Sous la charge humaine, le radeau s'enfonce de plus en plus, si bien que les passagers ont déjà de l'eau aux genoux. Et, comble de malchance, le vent souffle de droite à gauche, emportant le radeau en plein dans la direction de cette vague énorme.

Noble émigré pendant la Révolution, il a bénéficié du retour en grâce des royalistes. Il méprise ses subordonnés et n’écoutera pas l'avis des marins expérimentés. En dépit du bon sens, il n'attend pas les deux navires les plus lents et, voulant prendre le chemin le plus court, il coupe par le banc d'Arguin, une zone dangereuse de récifs et de bancs de sable au large de la Mauritanie. Le navire qui l'accompagnait change de route et lui envoie des signaux, mais de Chaumareys s'obstine. La Méduse finit par s'immobiliser, lamentablement échouée par beau temps et à marée haute. Tout à gauche, le torse d'un cadavre est coincé entre 2 planches. A leur gauche, l'homme qui tend le bras vers l'horizon se retourne pour expliquer à ses compagnons ce qu'on vient de découvrir. Les 3 visages l'écoutent avec ferveur, l'homme du milieu joint les mains pour prier.

Noble émigré pendant la Révolution, il a bénéficié du retour en grâce des royalistes. Il méprise ses subordonnés et n’écoutera pas l'avis des marins expérimentés. En dépit du bon sens, il n'attend pas les deux navires les plus lents et, voulant prendre le chemin le plus court, il coupe par le banc d'Arguin, une zone dangereuse de récifs et de bancs de sable au large de la Mauritanie. Le navire qui l'accompagnait change de route et lui envoie des signaux, mais de Chaumareys s'obstine. La Méduse finit par s'immobiliser, lamentablement échouée par beau temps et à marée haute. Tout à gauche, le torse d'un cadavre est coincé entre 2 planches. A leur gauche, l'homme qui tend le bras vers l'horizon se retourne pour expliquer à ses compagnons ce qu'on vient de découvrir. Les 3 visages l'écoutent avec ferveur, l'homme du milieu joint les mains pour prier. Ils sont en piteux état, entassés sur quelques planches de bois qui forment leur radeau.